Societé

Le Compas à l’UNESCO : Plus qu’une fierté, une Obligation juridique

[…] Le mercredi 10 décembre 2025, l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (ci-après UNESCO) a accueilli le « compas d’Haïti » en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cet événement, se joignant à la récente qualification du pays pour la prochaine édition de la Coupe du monde de football, est loin d’être anodin compte tenu des crises actuelles auxquelles Haïti est confrontée. Alors que cette reconnaissance est vivement saluée par le milieu de la musique et de l’art haïtiens et fait la fierté des politiques ayant mené à sa concrétisation, nous constatons en revanche que très peu d’informations sont partagées afin d’éclairer les lanternes de la population sur sa vraie signification et sa portée. D’où tout l’intérêt de ce présent texte. Celui-ci vise d’abord à expliquer ce qu’est le « patrimoine culturel immatériel », puis à revenir sur le dossier de candidature soumis à l’UNESCO par les autorités haïtiennes, et enfin à détailler les obligations internationales qui découlent de cette reconnaissance pour l’Etat haïtien. […] Télécharger la version complète du texte via ce lien: https://jpphaiti.org/wp-content/uploads/2025/12/Le-konpa-a-lUNESCO.pdf

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12 Janv 2010-12 janv 2025 | 15 ans plus tard, a t-on appris la leçon.

Un séisme est une manifestation brutale de l’énergie accumulée dans la croûte terrestre. Ce phénomène est provoqué par le mouvement des plaques tectoniques, ces immenses morceaux de l’écorce terrestre qui flottent sur le manteau en perpétuel mouvement. Lorsque les contraintes à la limite des plaques ou le long des failles deviennent insoutenables, l’énergie emmagasinée est libérée sous forme de vibrations, provoquant un tremblement de terre. Haïti, située sur la jonction des plaques nord-américaine et caraïbe, est traversée par plusieurs failles sismiques, notamment la faille d’Enriquillo-Plantain Garden, responsable du séisme d’une magnitude de 7,0 survenu le 12 janvier 2010. Ce jour-là, en 35 secondes, Port-au-Prince et ses environs furent dévastés. Le bilan humain fut effroyable : environ 230 000 morts, des centaines de milliers de blessés, et plus d’un million de sans-abris. Cette tragédie aurait pu être atténuée si des mesures d’aménagement du territoire et des régulations sur les constructions avaient été en place. Mais 15 ans plus tard, qu’en est-il ? Force est de constater que les leçons de 2010 n’ont pas été pleinement assimilées. Les constructions anarchiques prolifèrent toujours, souvent sur des zones à haut risque sismique. L’État haïtien, malgré quelques efforts, peine à imposer une réglementation stricte en matière de construction et d’urbanisme. Le manque de planification et de contrôle expose encore aujourd’hui la population à des dangers considérables. Cependant, cette situation reflète aussi une responsabilité partagée : chaque citoyen a un rôle à jouer dans la prévention des risques. La menace sismique est toujours présente. La faille qui passe près du Cap-Haïtien, accumulant énergie et tensions depuis des décennies, pourrait se rompre à tout moment. Les conséquences d’un tel événement seraient catastrophiques, avec un risque élevé de tsunami. Si un séisme de cette ampleur devait se produire, le bilan pourrait être encore plus dramatique qu’en 2010. Il est donc impératif que les autorités à tous les niveaux prennent au sérieux la question de la prévention des catastrophes naturelles. La mise en place de règles strictes d’urbanisme, la sensibilisation de la population et la formation en gestion des risques sont essentielles. Par ailleurs, chaque citoyen doit comprendre l’importance de ces mesures et y adhérer. Ce n’est qu’en agissant ensemble que nous pourrons éviter de revivre une tragédie semblable à celle du 12 janvier 2010.
 Jonathan M. St vil

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