Rédaction

2025 : une année de plus galvaudée par la classe politique haïtienne.

S’il est vrai qu’en début d’année les yeux sont rivés vers le futur et les caps fixés vers de nouveaux objectifs, de nouveaux agendas et de nouvelles perspectives, il est d’autant plus vrai que c’est un moment de rétrospection et d’auto-critique. Aujourd’hui plus que jamais, à cette sombre période de notre histoire nationale où nous avançons dans le temps et reculons par rapport au reste du monde, ce travail de conscience et de mémoire se veut vital pour notre avenir en tant que nation. D’où tout l’intérêt, en ce jour de l’an, de dresser le bilan de l’année qui vient de s’écrouler avant de faire place aux perspectives de 2026.  Si nous devons résumer l’année 2025 en une seule phrase, ce serait la suivante : une année de plus sacrifiée par la classe politique haïtienne. Malgré quelques éclats diplomatiques et culturels, le pays n’a pas progressé d’un pas en matière de sécurité, de renforcement de l’autorité de l’Etat, de protection des droits humains et de développement économique. Pendant ce temps, nos dirigeants persistent dans leurs manœuvres habituelles, s’enlisent dans la corruption et se perdent dans des futilités, loin des urgences nationales. En janvier 2025, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) était dirigé par Me Leslie Voltaire qui se montrait résolu à combattre les gangs et débloquer les principaux axes routiers du pays. La nomination de Me Mario Andrésol, ancien Directeur Général de la Police Nationale d’Haiti (PNH), le 15 janvier, en tant que Secrétaire d’Etat à la sécurité publique et le renforcement de l’effectif de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), dirigée par le Kenya, laissaient croire que le représentant du parti « Fanmi Lavalas » pouvait se démarquer de son prédécesseur, Me Edgard Leblanc Fils. Mais, entre la visite du président colombien, Gustavo Petro, le 22 janvier à Jacmel et ses deux voyages en France et au Vatican où il a été reçu respectivement par Emmanuel Macron et le défunt Pape François à la fin du mois, le président Leslie Voltaire n’a pas eu assez de temps pour mettre à exécution, de concert avec le gouvernement, son plan de sauvetage.  Mis à part la demande formulée par le CPT, le 24 février, au Secrétaire général de l’ONU – sollicitant son intervention auprès du Conseil de sécurité pour transformer la MMAS en une véritable Opération de maintien de la paix onusienne – aucune avancée notable n’a été enregistrée sur le plan sécuritaire. Il a fallu attendre l’arrivée de l’économiste Fritz Alphonse Jean à la présidence du Conseil, le 7 mars 2025, pour entrevoir un début de réorientation. Mais, vraisemblablement, cet intellectuel avéré haïtien n’était pas lui non plus l’homme de la situation. Le 1er avril, 516 détenus se sont évadés de la prison civile de Mirebalais dans le département du Centre, à la suite d’une attaque menée par les gangs de la coalition « Viv Ansanm » dans cette commune. En outre, à la fin du mois, ces derniers intensifient leurs offensives dans les quartiers de hauteur comme Kenscoff, Laboule et Thomassin. Sans compter que le 5 juillet, ces mêmes bandes armées ont incendié l’hôtel Oloffson, construit en 1935, qui demeurait un patrimoine touristique et hôtelier de la capitale de Port-au-Prince. Arrivé au terme de ces 6 mois de « règne », sans de véritables progrès à son actif, Fritz Alphonse Jean a cédé sa place le 7 août 2025 à l’homme d’affaires Laurent Saint-Cyr.  Au lendemain de sa prise de fonction, le représentant du secteur privé haïtien a procédé à la nomination de André Jonas Vladimir Paraison en tant que directeur général par intérim de la PNH. A un mois et quelques jours de la fin du mandat du CPT, aucun progrès substantiel n’a été réalisé par cette équipe pour restaurer l’autorité de l’Etat, comme en témoignent plusieurs faits qui se sont produits depuis son installation. Le 12 septembre – quelques jours avant la résolution 2793 du Conseil de Sécurité des Nations Unies actant la transformation de la MMAS en une « Force de Répression des gangs » financée cette fois-ci en grande partie par le budget de l’ONU – une attaque inouïe a frappé la localité de Labodrie dans la commune de Cabaret. Les bandits armés ont massacré plus de 40 personnes et incendié des maisons entières en représailles à la résistance locale. Plus récemment, soit le 29 novembre, ils ont mené une énième attaque violente à Pont-Sondé faisant au moins 20 morts et de nombreux blessés par balles.  L’année 2025 a été donc une année caractérisée par l’incapacité des dirigeants à rétablir la paix et la sécurité dans le pays, tant les décisions qu’ils ont pris et les ressources qu’ils ont mobilisées ont été insignifiantes. Ceci n’a pas été sans conséquence sur le quotidien des citoyens. Le 18 mars 2025, l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) a publié un rapport dans lequel elle fait état de près de 60 000 déplacés internes en Haiti fuyant les exactions des gangs. Un peu plus tard, soit le 10 juin, elle a porté le nombre de déplacés à plus de 1,3 million. Toutes ces personnes sont maintenant astreintes à refaire leurs vies dans des milieux qui leur étaient jusque-là inconnus, le plus souvent dans des grandes précarités. Nonobstant ce climat délétère, les ONGs et autres mécanismes humanitaires se font d’autant plus rares sur le terrain. A titre d’exemple, le 8 avril, Médecins sans frontières a annoncé la suspension complète de ses activités à Port-au-Prince pour une durée minimale de trois mois, fonctionnant depuis lors de façon ralentie.  Par ailleurs, en dépit de l’aggravation de la situation, les cieux autrefois plus cléments qui accueillaient tant de ressortissants haïtiens fuyant le « mal vivre » national se mettent désormais à déverser sur eux des pluies de déportation, d’humiliation et de rejet. Il suffit d’observer ce qui se passe en République dominicaine ou aux États-Unis pour mesurer l’ampleur du phénomène. Pourtant, rien ne semble freiner les projets d’exil, qui continuent de se dessiner au prix de risques toujours plus grands. Le drame du 17 octobre en est une illustration poignante : une

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La Relation Dynamique entre Patrimoine et Économie : Un Moteur de Progrès par l’Attraction Touristique.

Mise contexte : Le Patrimoine, Bien Plus qu’un Héritage du Passé Le patrimoine, dans sa richesse et sa diversité, englobe bien plus que de simples vestiges du passé. Il constitue l’ensemble des biens, matériels et immatériels, hérités de nos prédécesseurs et que nous choisissons de préserver et de transmettre aux générations futures. Cette notion englobe des monuments historiques, des sites naturels d’exception, des traditions culturelles, des savoir-faire artisanaux, des paysages emblématiques, et bien d’autres éléments encore. Longtemps perçu comme une charge ou un poste de dépenses pour sa conservation, le patrimoine révèle de plus en plus son potentiel en tant que véritable levier de développement économique pour les territoires. Cadre Général : Le Patrimoine, un Catalyseur d’Attractivité et de Croissance Économique Dans un monde globalisé et compétitif, l’attractivité d’un pays ou d’une région est un facteur clé de son succès économique. Le patrimoine, sous ses multiples formes, joue un rôle fondamental dans cette attractivité. Il constitue une ressource unique et non délocalisable, capable d’attirer des flux importants de touristes et de visiteurs locaux, générant ainsi une dynamique économique vertueuse à plusieurs niveaux : Le tourisme représente un secteur économique majeur à l’échelle mondiale, en constante expansion, car les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences authentiques et enrichissantes, profondément ancrées dans l’histoire, la culture et la nature des destinations qu’ils visitent. Un patrimoine riche et bien valorisé constitue un argument de choix essentiel pour attirer ces touristes, qu’ils soient de provenance internationale ou nationale. L’arrivée de ces touristes se traduit par une génération de revenus directs dans divers secteurs d’activité, incluant l’hébergement au sein d’hôtels et de locations, la restauration dans les restaurants et les cafés, le transport via les compagnies aériennes, la location de voitures et les transports locaux, les activités de loisirs et culturelles telles que les visites de sites, les musées et les spectacles, ainsi que le commerce par l’achat de souvenirs et de produits locaux, contribuant de manière significative au Produit Intérieur Brut (PIB) du pays ou de la région concernée. De plus, le secteur du tourisme, stimulé par la valorisation du patrimoine, est un important créateur d’emplois à différents niveaux de qualification, allant des guides touristiques aux employés d’hôtels et de restaurants, en passant par les artisans locaux, les gestionnaires de sites et les professionnels de la culture, ce qui peut avoir un impact social significatif, en particulier dans les régions où les opportunités d’emploi sont limitées. L’attrait touristique lié au patrimoine peut également inciter les pouvoirs publics et les investisseurs privés à entreprendre le développement et l’amélioration des infrastructures nécessaires à l’accueil des visiteurs, telles que les routes, les transports en commun, les aéroports, les hôtels et les centres d’information touristique, infrastructures qui bénéficient non seulement aux touristes, mais également à la population locale, améliorant ainsi leur qualité de vie et favorisant le développement économique général. Par ailleurs, le tourisme patrimonial met souvent en lumière la valorisation des produits locaux et de l’artisanat traditionnel, car les touristes, en quête d’authenticité, sont plus susceptibles d’acquérir des produits régionaux, contribuant ainsi au maintien des savoir-faire locaux et au développement des petites entreprises. Sur le plan financier, l’activité économique générée par le tourisme lié au patrimoine se traduit par des retombées fiscales accrues pour l’État et les collectivités locales, à travers les taxes de séjour, la TVA sur les dépenses touristiques et les impôts sur les bénéfices des entreprises du secteur, recettes qui peuvent ensuite être réinvesties dans la conservation et la valorisation du patrimoine, créant ainsi un cercle vertueux. Enfin, un patrimoine riche et bien mis en valeur contribue au rayonnement international d’un pays et à la construction d’une image de marque positive, où les sites patrimoniaux emblématiques deviennent des symboles nationaux, attirant l’attention des médias et des voyageurs du monde entier. Haïti : Un Patrimoine Exceptionnel, un Potentiel Économique en Dormance Haïti possède un patrimoine d’une richesse exceptionnelle, un véritable creuset d’histoires épiques, de cultures métissées et de beautés naturelles intactes. Ce pays a tous les atouts pour devenir une destination touristique de premier plan, avec des sites emblématiques comme la majestueuse Citadelle La Ferrière, symbole de la liberté conquise, et les couleurs vibrantes de son art, sans oublier la splendeur de ses paysages. Son histoire est marquée par un événement mondial majeur : la création de la première république noire indépendante, un récit de courage et de résilience gravé dans ses monuments et sites historiques, captivant ainsi les visiteurs du monde entier. La culture haïtienne, exubérante et unique, est le fruit d’un mélange d’influences qui s’exprime avec force dans l’art, la musique, la danse et les traditions, offrant une expérience immersive et authentique. La nature haïtienne, préservée et éblouissante, s’étend des montagnes luxuriantes aux plages idylliques, constituant une biodiversité qui est un trésor à découvrir. Ce potentiel immense pour l’écotourisme et le tourisme d’aventure est un atout majeur. Cependant, transformer ce patrimoine en moteur économique se heurte à des défis importants : manque d’investissement chronique, infrastructures touristiques sous-développées, problèmes de sécurité persistants et déficit de promotion à l’échelle internationale. Malgré ces obstacles, les opportunités sont considérables. L’authenticité et l’unicité de l’offre haïtienne, l’intérêt croissant pour le tourisme historique et culturel, le potentiel de l’écotourisme et le lien puissant de la diaspora avec sa terre d’origine sont autant d’atouts à valoriser. En conclusion, le patrimoine d’Haïti n’est pas une relique du passé, mais un investissement stratégique pour l’avenir. En valorisant son héritage unique, en surmontant les défis avec détermination et en misant sur l’attraction touristique, Haïti peut transformer son trésor caché en une source de prospérité durable, créant des emplois, stimulant son économie et rayonnant sur la scène internationale. Il est temps de faire de ce patrimoine non seulement une fierté, mais aussi le moteur d’une véritable renaissance économique. Sources : Article de Jean Rony GUSTAVE Université du Québec à Montréal publié dans les classiques des sciences sociales, la revue Leaves est dédiée à l’étude des mondes anglophones, dans une perspective culturelle, littéraire et linguistique, Wikipédia.

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